
Suite aux informations parues dans la presse selon lesquelles la structure du pont rail aurait été fragilisée dans la nuit du 29 et 30 janvier, Alterre demande la transparence part de la Communauté de communes Rhône Crussol sur le chantier. Si la CCRC a bien admis la présence de personnes et de dégradations sur le chantier, le président Jacques Dubay a balayé tout risque de fragilité de la construction auprès des médias, sans aucun détail ni explication sur les conséquences de ces actes.
Le manque de transparence de la CCRC sur ce chantier n’est pas nouveau : le 10 octobre 2024, la destruction des bâtis du nichoir de manière précipité avait entrainé une exposition des agents de la CCRC à l’amiante, que Jacques Dubay n’a jamais voulu reconnaître ; la CCRC est allé jusqu’à dissimuler le diagnostic amiante du bâti de la collectivité (refus de fournir le document malgré les recours CADA positifs). Un procès aura lieu sur ce point, suite à une plainte de salarié.
Récemment, les riverains sont confrontés à ce manque d’information :
– Le chemin des campanules, reliant en voie douce Saint-Péray et Cornas, emprunté jusqu’en octobre 2025 par des centaines de personnes chaque jour, a été fermé, sans aucune information préalable et ce, définitivement. Aucun passage, de part et d’autre de la voie ferrée n’est en effet prévu dans le projet de déviation à cet endroit. Mais qui pourrait le savoir ? Les plans précis de la déviation n’ont jamais été transmis aux riverains.
– Le chemin des Guérets va se retrouver dans les prochains jours inondés de camions avec une percée dans le talus pour continuer le pont-rail. Ces travaux pourraient mettre en danger la
stabilité d’habitations riveraines. Là encore, aucune information n’est fournie aux riverains sur la période de chantier prévue devant leur porte et les enjeux de circulation, pollution, mouvement de terrain liés.
La CCRC agit de manière opaque sur ce projet. Nous demandons de la transparence, de l’information régulière et complète pour les habitant.es.
Derrière ces manquements démocratiques, se cache la vraie problématique de fond : la déviation de Saint-Péray ne résoudra pas le problème de bouchons ; elle va amplifier la circulation routière et réduire les possibilités d’alternatives en terme de mobilité sur le territoire de Rhône Crussol.
L’association Alterre continue de plaider pour des solutions durables : réouverture de la gare de Saint-Péray aux voyageurs, création d’itinéraires cyclables complets sécurisés, augmentation de la fréquence et des horaires de bus, etc…. plus d’informations sur notre page https://www.alterre-asso.org/index.php/2025/09/11/vite-des-alternatives-au-projet-de-deviation/
